Glossaire PEDO
Dans cette section où l'on décrit les caractéristiques du terrain, du nom de
sol, cinq variables sont enregistrées, soit : l'aspect du terrain, les classes
de drainage, le régime de la nappe et le(s) mode(s) de déposition (les modes
de déposition 1 et 2).
ASPECT DU TERRAIN
Cette colonne indique le modelé de surface typique à chaque nom de sol, tel
que défini dans le manuel SISCan (C.E.P.P. 1983, voir pp. 32 - 35). Celle-ci
décrit l'aspect du terrain en tenant compte de la forme de la pente, du pourcentage
de déclivité et de sa longueur. Des définitions de classes différentes sont
employées selon que le sol est minéral ou organique.
ABR - Abrupt
Talus d'érosion de plus de 70 % (35
o), sur matériaux consolidés et
non consolidés. La forme d'un talus d'érosion abrupt sur des matériaux non consolidés
n'est pas reliée au mode initial de l'origine du matériau sous-jacent.
BOM - Bombé
Une tourbière dont la partie centrale est convexe et surélevée, est beaucoup
plus haute que le rebord. Les bombements peuvent être soit abrupts (avec ou
sans un noyau de glace), soit en pente douce ou en escalier.
COU - Couverture
Un manteau de matériaux non consolidés qui est assez épais pour masquer les irrégularités mineures de l'unité sous-jacente, mais qui se conforme au relief général sous-jacent.
DOR - Dorsal
Une élévation de la surface longue et étroite, ayant une crête pointue et des côtés escarpés. Les collines peuvent être parallèles, quasi parallèles ou entrecroisées.
INC - Incliné
Une surface monoclinale dont l'inclinaison est généralement constante et n'est
pas brisée par d'importantes irrégularités. Les pentes sont de 2 à 70 % (de
1 à 35
o). La forme de l'inclinaison des pentes n'est pas reliée au
mode initial de l'origine du matériau sous-jacent.
OND - Ondulé
Une séquence très régulière de pentes douces allant de concavités arrondies
à de larges convexités arrondies, ayant l'allure de vagues au relief peu accentué.
La pente est généralement de moins de 0,8 km de longueur et l'inclinaison dominante
est de 2 à 5 % (de 1 à 3
o).
PLA - Plat
Une surface plane ou dont l'inclinaison est généralement constante et n'est
pas brisée par d'importantes élévations et dépressions. Les pentes sont généralement
de moins de 2 % (1
o).
PLC - Placage
Matériaux non consolidés trop minces pour masquer les irrégularités mineures de l'unité de surface sous-jacente. Un placage se situe entre 10 cm et 1 m d'épaisseur et ne possède aucune forme particulière reliée à la genèse des matériaux.
VAL - Vallonné
Une séquence très régulière de pentes modérées s'étendant de dépressions concaves
arrondies, parfois barrées, à des rondeurs convexes et produisant comme une
série de vagues au relief modéré. La pente est souvent de 1,6 km ou plus de
longueur, avec une inclinaison supérieure à 5 % (3
o).
CLASSES DE DRAINAGE
Cette colonne indique l'une des sept classes de drainage définies dans le manuel
SISCan (C.E.P.P. 1983, voir pp. 41 - 43). La définition de drainage se réfère
au drainage interne d'un sol, elle tient compte principalement de la pente,
de la texture, de la vitesse d'écoulement vertical de l'eau et de la capacité
de rétention en eau du sol.
- Très rapidement drainé
- Rapidement drainé
- Bien drainé
- Modérément bien drainé
- Imparfaitement drainé
- Mal drainé
- Très mal drainé
TR - Très rapidement drainé
Le retrait d'eau du sol est très rapide par rapport à l'apport d'eau. L'eau excédentaire disparaît très rapidement en profondeur si le matériau sous-jacent est perméable. L'écoulement souterrain peut être rapide pendant de fortes précipitations, si la pente est forte. Les sols ont une très faible capacité de rétention d'eau (habituellement < 2,5 cm) dans la coupe témoin, leur texture est en général grossière et/ou ils sont peu profonds. L'eau est fournie par les précipitations.
R - Rapidement drainé
Le retrait d'eau est rapide par rapport à l'apport d'eau dans le sol. L'eau excédentaire disparaît en profondeur, si le matériau sous-jacent est perméable. Il peut y avoir un écoulement souterrain sur les pentes fortes au cours de fortes chutes de pluie. Les sols ont une faible capacité de rétention d'eau, de 2,5 à 4 cm dans la coupe témoin, leur texture est généralement grossière, et/ou ils sont peu profonds. L'eau est fournie par les précipitations.
B - Bien drainé
Le retrait de l'eau du sol se fait facilement, mais peu rapidement. L'eau excédentaire
disparaît facilement soit en profondeur dans le matériau perméable sous-jacent
ou bien latéralement sous forme d'écoulement souterrain. Les sols ont une capacité
moyenne de rétention d'eau (de 4 à 5 cm) dans la coupe témoin ; ils ont généralement
une texture et une profondeur moyennes. L'eau est fournie par les précipitations.
Sur les pentes, il peut y avoir un écoulement souterrain pendant de courtes
périodes, mais les apports d'eau sont compensés par les pertes en eau.
MB - Modérément bien drainé
Le retrait d'eau du sol est assez lent par rapport à l'apport d'eau. L'eau excédentaire
disparaît assez lentement en raison de la faible perméabilité de la nappe phréatique
élevée, du manque de déclivité, ou de quelque combinaison que ce soit de ces
facteurs. Les sols ont une capacité moyenne à élevée de rétention d'eau de 5
à 6 cm dans la coupe témoin ; leur texture est en général moyenne à fine. Ce
sont surtout les précipitations qui apportent de l'eau aux sols de texture moyenne
à fine ; dans les sols de texture grossière, l'eau doit provenir des précipitations
et aussi en quantité significative de l'écoulement souterrain.
I - Imparfaitement drainé
Le retrait d'eau du sol est assez lent par rapport à l'apport d'eau pour que
le sol reste humide pendant une grande partie de la saison de croissance. L'eau
excédentaire disparaît lentement en profondeur si les précipitations constituent
l'apport d'eau principal. Si les eaux du sous-sol ou les eaux souterraines,
ou les deux à la fois, représentent l'apport principal, la vitesse d'écoulement
peut varier mais le sol reste humide pendant une partie importante de la période
de croissance. Les précipitations représentent la source principale, si la capacité
de rétention d'eau du sol est élevée ; la contribution des eaux du sous-sol
ou des eaux souterraines, ou des deux à la fois, augmente au fur et à mesure
que la capacité de rétention du sol diminue. Les sols varient grandement du
point de vue de la capacité de rétention d'eau, de la texture et de la profondeur,
et ils correspondent aux phases gleyifiées des sous-groupes bien drainés.
M - Mal drainé
Le retrait d'eau est si lent, par rapport à l'apport, que le sol reste humide
pendant une assez grande partie du temps que le sol n'est pas gelé. Pendant
presque toute cette période, l'excédent d'eau est évident dans le sol. Les eaux
du sous-sol ou les eaux souterraines, ou les deux à la fois, s'ajoutent aux
précipitations pour former le principal apport d'eau ; il peut aussi y avoir
une nappe d'eau perchée avec des précipitations excédant l'évapotranspiration.
La capacité de rétention d'eau, la texture et la profondeur des sols varient
fortement. Ces sols appartiennent aux sous-groupes gleyifiés, aux gleysols ou
aux sols organiques.
TM - Très mal drainé
Le retrait d'eau du sol est si lent que la nappe phréatique atteint ou dépasse
la surface pendant la plus grande partie du temps que le sol n'est pas gelé.
L'eau est en excès dans le sol la plupart du temps. Au niveau du sous-sol, les
écoulements souterrains sont les apports principaux d'eau. Les précipitations
sont relativement peu importantes, sauf là où il y a une nappe phréatique perchée
et où les précipitations excèdent l'évapotranspiration. La capacité de rétention
d'eau, la texture et la profondeur de ces sols varient fortement et sont soit
gleysoliques, soit organiques.
RÉGIME DE LA NAPPE
Cette colonne indique la position de la nappe dans la coupe témoin à différents
moments de l'année (période de dormance, saison de croissance, etc.). Cette
information a plutôt été déduite à partir de la classe de drainage et du régime
d'humidité du sol (Clayton
et al., 1977), car il existe peu d'information
dans les rapports pédologiques du Québec sur le régime annuel des nappes d'eau
à l'intérieur des profils de sols.
NO - Présent à aucun moment
YB - Présent durant les périodes de dormance et de croissance
YN - Présent durant la période de dormance
MODE DE DÉPOSITION 1 ET 2
Ces colonnes indiquent le mode de déposition des sols. Au plus, deux dépôts
peuvent être décrits à l'intérieur de la coupe-témoin, soit : mode de déposition
1 / mode de déposition 2. Le mode de déposition 1 se rapporte au dépôt le plus
près de la surface. Pour la définition des modes de déposition, on peut consulter
soit le manuel SISCan (C.E.P.P. 1983, pp. 31 - 32), soit S.C.C.S. (C.E.P.P.A.C.
1987, pp. 148 - 150), ou encore le glossaire des termes de la science du sol
(Comité sur la nomenclature , 1976).
ALRE - Alluvion récente
Dépôt de matériaux (argile, limon, sable et gravier) provenant d'un transport par un cours d'eau récent.
COLL - Colluvion
Dépôts non assortis à mal assortis, massifs à modérément bien stratifiés, dont la dimension des particules va de l'argile aux grosses pierres et aux blocs et qui ont pris leur présente position sous l'effet direct d'entraînement par gravité.
EOLI - Éolien
Dépôts composé généralement de particules de la grosseur du sable moyen
à fin et du limon grossier, bien assorties, peu tassées, et pouvant avoir des
structures internes comme de la stratification entrecroisée et des lamelles
ridées ou avoir une structure massive. Les grains individuels peuvent être arrondis
et porter des marques de dépolissage.
ESTU - Estuaire
Dépôt stratifié constitué de sable fin, de limon et d'argile mis en place dans un milieu saumâtre soumis aux marées.
FLGL - Fluvio-glaciaire
Dépôts constitués de débris transportés par les glaciers, puis triés et étalés par les cours d'eau de fonte.
FLLC - Fluvio-lacustre
Matériaux fluviatiles portant la marque évidente d’avoir été déposés dans un
environnement lacustre.
FLMA - Fluvio-marin
Matériaux fluviatiles portant la marque évidente d’avoir été déposés dans un environnement marin.
FLUV - Fluviatile
Dépôts composés généralement de gravier et de sable, avec une faible proportion
de limon et rarement d'argile. Les graviers sont typiquement arrondis et remplis
de sable dans les interstices. D'ordinaire, les sédiments fluviatiles sont modérément
à bien assortis et montrent de la stratification ; certains graviers massifs,
non assortis, se rencontrent. Ces matériaux ont été transportés et déposés par
les cours d'eau et les rivières.
FOPT - Marécage
Une étendue recouverte ou remplie de tourbe ayant une nappe phréatique à la
surface ou au-dessus de la tourbe. Les matériaux tourbeux dominants sont minces
à profonds, sont de tourbe de forêt ou de fen mésique à humique, formés dans
un environnement eutrophique résultant d'un fort mouvement des eaux provenant
du pourtour ou d'autres sources minérales.
GLAC - Glaciel
Dépôts transportés par des glaces flottantes, puis déposé lors de la fonte de celles-ci.
GLLC - Glacio-lacustre
Dépôt fréquemment stratifié ou laminé, constitué de particules allant de l'argile fine au sable, d'origine glaciaire, déposé dans un lac glaciaire par des eaux provenant principalement de la fonte du glacier.
GLMA - Glacio-marin
Dépôts d’origine glaciaire déposés dans un environnement marin, alors que la sédimentation s’est effectuée dans les eaux provenant de la glace flottante et des bancs de fusion.
LACU - Lacustre
Dépôts composés généralement soit de sable fin, de limon et d'argile
stratifiés, déposés sur un fond de lac, soit de sable modérément bien assorti
et stratifié avec des matériaux plus grossiers qui ont des dépôts de plage ou
d'autres dépôts littoraux transportés et déposés par l'action des vagues.
MARI - Marin
Dépôts non consolidés d'argile, de limon, de sable ou de gravier, bien à modérément
bien assortis et bien à modérément bien stratifiés (et contenant des coquillages
en certains endroits). Ils se sont déposés, à partir d'une suspension, dans
des nappes d'eau salée ou saumâtre, ou se sont accumulés sur leur pourtour par
des processus riverains, tels que l'action des vagues ou le courant littoral.
RESD - Résiduel
Dépôt résultant de l’altération du roc en place.
TILL - Morainique
Dépôts de matériaux généralement bien tassés, non stratifiés, consistant en un mélange hétérogène de particules de diverses grosseurs, souvent en un mélange de sable, de limon et d'argile transportés au-dessus, à côté, au-dessous, à l'intérieur ou en avant d'un glacier et non modifiés par un agent intermédiaire.
UNDO - Organique non différencié
Une séquence de couches de matériau organique, non défini ou non différencié.
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