Elaboration d'un indicateur de risque de contamination
Facteurs de risque
Pour les mycotoxins associées à la fusariose de l’épi, les facteurs de risque peuvent être classés en 2 catégories : les facteurs culturaux, sur lesquels l’agriculteur peut agir et qui ont un impact tantôt sur le taux d’inoculum, tantôt sur la sévérité de l’infection, et les facteurs météorologiques sur lesquels on ne peut pas agir, mais que l’on peut analyser en vue de prédire le risque de développement de la maladie.
Du point de vue de la traçabilité, les facteurs culturaux peuvent être accessibles à partir des informations disponibles dans les fiches de description des parcelles qui sont associées aux plans de ferme et les SIG qui sont à la base de la gestion de cette information. Les informations météorologiques sont des informations contextuelles, souvent indépendantes des SIG locaux et produites par des acteurs extérieurs aux filières concernées. Contrairement au parcellaire des exploitations, les données météorologiques ont une couverture spatiale continue.
La combinaison des deux couches d'information
peut être rattaché au concept de système d'information
à référence spatiale (S.I.R.S.). Dans le cadre de la
mise en place du SIGGTA relatif à cette problématique, il
s’agira de constituer deux types particuliers de systèmes de
gestion de bases de données reposant sur l’arrimage de données
existantes au niveau des exploitations à une base de données
météorologiques centralisée interactive dont la structure
doit répondre à des exigences de mise à jour et d'accessibilité
pour l'ensemble des acteurs de la filière. L'évaluation du
risque particulier à une parcelle doit également pouvoir s'appuyer
sur une base de connaissances identifiant l'importance de chacun des facteurs
concernés en fonction des conditions locales. La mise à jour
et le traitement de ces informations doit reposer sur la mise en place d'une
structure centralisée capable de produire de manière standardisée
et fiable des indicateurs de risque de contamination.