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Mise en place du prototype GTA pour l'évaluation du risque de présence mycotoxines dans les cultures de froment d'hiver en Belgique

Présentation de la problématique

La fusariose de l’épi est une maladie fongique qui affecte les céréales dans de nombreuses régions du monde. Des conditions particulières de température et d’humidité durant la floraison favorisent la germination et la dispersion des spores des champignons responsables.

Lorsqu’elle affecte l’épi, et que l’infection est due à certaines espèces de Fusarium, les pertes de rendement habituellement liées à la maladie s’accompagnent d’une diminution de la qualité des grains par la production de mycotoxines. Ces substances qui, pour la plupart, résistent aux processus de transformation, se retrouvent dans les aliments, et présentent une toxicité pour l’homme et l’animal. Le manque de données toxicologiques et d’études à longs termes ne permettent toutefois pas, à l’heure actuelle, d’évaluer l’ampleur de la problématique, néanmoins en fonction de la destination des productions céréalières, de nombreux pays on établit des réglementations ou recommandations pour éviter la contamination des denrées alimentaires

Pour répondre à la demande des consommateurs et des acteurs de la filière qui désirent des garanties quant à la sécurité alimentaire des produits céréaliers, des procédures de contrôle et de traçabilité doivent se mettre en place à tous les échelons de la filière, depuis l’agriculteur jusqu’au transformateur. D’ores et déjà, des firmes privées ont mis en place des cahiers des charges qui imposent certaines pratiques culturales en vue de réduire le risque de contamination en mycotoxines des productions céréalières.

Dans ce contexte particulier, l'intérêt de la mise en place d'un indicateur réside dans la possibilité de caractériser avant la récolte les zones géographiques en fonction de leur niveau de risque. Il est donc possible de limiter les analyses quantitatives de DON aux échantillons provenant de parcelles situées dans des zones géographiques ayant un niveau de risque élevé et dont l'historique parcellaire serait plus favorable à la fusariose de l'épi (sensibilité variétale, précédent cultural, pression d'innoculum dans l'environnement) Sachant que les analyses généralement utilisées pour le dosage des mycotoxines sont très coûteuses et très laborieuses à mettre en œuvre, le système qui doit encore être mis en place dans des conditions opérationnelles vise à planifier le nombre minimum d'échantillons requis pour rendre compte, au moindre coût, de toutes les situations où le risque de contamination est le plus élevé.

La mise en place de cet indicateur de traçabilité géographique constitue aussi la première étape d’une procédure de contrôle hiérarchisée permettant de réduire de façon raisonnée le nombre d’analyses mycotoxines. En faisant la preuve de la qualité des productions céréalières belges, cette démarche devrait permettre aux producteurs de se démarquer, et de renforcer leur position sur certains marchés spécialisés.

Plus d'info :

Elaboration d'un indicateur de risque de contamination
Estimation des risques de fusariose des épis au niveau de la parcelle